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"120 battements par minute" (Grand prix du jury, Cannes 2017) en sortie nationale à Villefranche

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"120 battements par minute" (Grand prix du jury, Cannes 2017) en sortie nationale à Villefranche
Céline Nieszaw - Adèle Haenel.

Il est projeté aux 400 coups. Le synopsis se situe au début des années 1990 et évoque la lutte contre le sida à travers les militants d'Act -up.

Ce film avait été diffusé en avant-première le 1er juillet aux 400 Coups. Il sera projeté au moins jusqu'au 5 septembre. L'hebdo culturel Télérama en fait sa "Une" cette semaine et il est chouchouté par France Inter. 

Troisième long métrage réalisé par Robin Campillo (après "Les Revenants" en 2004 et "Easter boys" en 2013, ce dernier a été diffusé mercredi 23 août sur Arte ), "120 battements par minute" s’inspire de faits réels et du parcours du réalisateur qui a lui-même été membre de cette association. Le film est une œuvre de fiction où Robin Campillo (scénariste de renom qui a aussi co-signé presque tous les films de Laurent Cantet dont "Entre les murs"), fait le portrait d’un groupe de personnages forts.

A la réalisation, Robin Campillo utilise le langage cinématographique (plusieurs caméras, de nombreuses prises et beaucoup de figurants) afin de restituer à l’écran les débats d’un mouvement collectif où les amphithéâtres sont de vrais espaces de représentation.

"Le film a aussi une dimension historique puisqu’il se passe à une époque, pas si lointaine et pourtant si différente tant par l’attitude envers la maladie (dans les années 90, le sida était une maladie effrayante qui tuait beaucoup et très rapidement) qu’envers le militantisme, indique L'Autre cinéma. 

"Entre l’histoire du film et aujourd’hui, il y a un quart de siècle. Explorer cet écart était passionnant", souligne le réalisateur.

A l’image du titre, "120 battements par minute" est rythmé par la musique house et aussi par des séquences très diverses et des variations de genres : film choral, politique, engagé, film d’amour, film hétéroclite… une multiplicité dont sont fait les grands films.

En recevant son prix au Festival de Cannes, Robin Campillo l’a dédié non seulement aux victimes du sida mais aussi à ceux qui sont toujours là. "Il y a la tristesse d’avoir perdu ces personnes qu’on admirait, qu’on aimait, avec qui on riait. Mais je pense encore plus à ceux d’entre nous qui ont survécu, et qui se battent toujours aujourd’hui contre la maladie".

Et selon nos confrères de Télérama : "il s'agit d'une fresque qui bouleverse, bouscule et galvanise". 

Laurence CHOPART  

Au cinéma Les 400 Coups, Espace Barmondière à Villefranche. 





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