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Décembre 1999 : quand la moitié de la forêt beaujolaise était détruite par une tempête

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Décembre 1999 : quand la moitié de la forêt beaujolaise était détruite par une tempête
Journal Le Patriote

C'est dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, il y a 18 ans, que l'ouragan Martin a atteint les monts du Beaujolais, avec des vents approchant parfois les 180 km/h, balayant tout sur leur passage.

C'est un spectacle de désolation que les Haut-Beaujolais ont découvert au matin du 28 décembre 1999. Des hectares de forêts dévastés (arbres couchés, vrillés, cassés, déracinés…), des toits envolés, des routes coupées, des lignes électriques et téléphoniques arrachées… Le Haut-Beaujolais avait déjà connu pareille tempête en 1982, mais les vents du sud avaient surtout balayé les crêtes.

Les routes ont été relativement vite dégagées pour que la circulation puisse se faire. Mais c'est la filière bois qui était en état de choc, voyant le travail de plusieurs années remis en cause. La forêt départementale du Rhône, s'étendant sur 1 720 ha, a été touchée à plus de 50 %. Dans le Beaujolais, certains sommets ont été littéralement rasés.

Si on ne déplorait pas de mort en Beaujolais, deux pompiers avaient toutefois été blessés, l'un à Saint-Vérand, victime de la chute d'un arbre, et l'autre à Poule-les-Echarmeaux, victime d'un accident avec une tronçonneuse.

Un chantier énorme a ensuite débuté prévoir pour enlever les chablis, ce qui a posé un problème au niveau des effectifs et des moyens matériels.

Pour les propriétaires forestiers, c'était l'inquiétude concernant le coût d'exploitation de tous ces chablis et les cours du bois qui risquaient de chuter sur les marchés. L'Etat, le Département et les élus professionnels et régionaux avaient immédiatement réagi à la catastrophe par des cellules de réflexion et des aides.

Jacqueline Fabre

Extrait de notre supplément 100 Histoire en Beaujolais Val de Saône

Témoignage : Joseph Matray, gérant de la société Matray traitement à Ouroux

"Cette nuit-là, j'étais malade et j'ai entendu souffler le vent, mais sans vraiment m'inquiéter. C'est au matin que mon fils m'a dit qu'il y avait eu un gros coup de vent d'ouest et que mon hangar s'était littéralement envolé dans le pré d'à côté. Nous sommes allés constater les dégâts : de nombreuses routes étaient bouchées par les arbres tombés. Même certains chênes avaient été déracinés.

C'était une véritable "mer de bois" couchée par terre. Tout ce qui était exposé à l'ouest est parti ! Bien sûr, les crêtes avaient été plus sévèrement touchées, comme à Avenas par exemple, mais même dans les creux le vent tourbillonnant avait tout ramassé… Les routes principales ont été assez vite dégagées, pour les petites chacun s'est plus ou moins débrouillé de son côté. Nous sommes restés deux ou trois jours sans électricité, mais les équipes EDF ont été efficaces.

Pour beaucoup de propriétaires forestiers, au-delà de la perte financière, ça a été un vrai problème psychologique. Voir sa forêt tomber en l'espace d'une nuit en a démoralisés beaucoup. Ensuite, la majorité a replanté, mais d'autres non."




Jacqueline FABRE
Journaliste

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