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Football FCVB/National 2: Maxime Jasse : " On a hâte de commencer"

le 11 août 2017 - Ralph NEPLAZ - Football

Football FCVB/National 2: Maxime Jasse : " On a hâte de commencer"
FRANCK CHAPOLARD - Maxime Jasse, en route pour sa septième saison à Villefranche, apportera toute son expérience à un effectif renouvelé.

Le capitaine du FC Villefranche-Beaujolais, à la sortie d'une préparation estivale réussie, évoque l'entrée de son club ce samedi à Schiltigheim en championnat dans une saison remplie de promesses.

Il a été l'un des plus constants cet été à la reprise, ce dans un nouveau décor avec le constat des nombreuses arrivées au FCVB. Et c'est en tant que capitaine que Maxime Jasse s'apprête à ouvrir la saison ce samedi à Schiltigheim en National 2, au sein d'un groupe qui affiche ses ambitions pour le haut du tableau. Entretien.

Maxime Jasse, quels sont les changements apportés par le nouveau coach Alain Pochat ?

"C'est un passionné. Avec lui, un entraînement peut durer trois heures, il entre dans les détails. Il aime ça. C'est un fou de ballon. Et dans toutes ses séances ça se ressent."

Sa volonté de toujours construire, en partant de derrière, comment cela se transcrit à l'entraînement ?

"Il apporte l'idée de toujours jouer mais attention on n'est pas borné, on ne va pas se mettre en danger inutilement. Il faudra parfois savoir s'adapter à l'adversaire. A l'entraînement, on travaille beaucoup les circuits préférentiels. Il a des idées bien précises qui ne sont pas compliquées à mettre en place. On a aussi énormément de solutions offensives parce que les profils de nos attaquants sont très différents. C'est une possibilité pour nous de pouvoir varier notre jeu."

Votre équipe est plutôt offensive. C'est nouveau pour vous ?

"J'entame ma septième saison ici. Et c'est la première année où il y a autant de solutions devant. On a six ou sept joueurs pour quatre postes. Au FCVB, ça ne s'est jamais vu. Le club a bien bossé sur ce point. Il a su attirer des joueurs de très bon niveau. Maintenant, je dirais que c'est toujours la même chose : on verra ce que ça donne en championnat."

Dans une poule très dense, où se situe le FCVB cette saison ?

"On ne peut pas savoir. Dans le passé, j'ai vu des équipes armées qui se sont écroulées et d'autres qui l'étaient moins mais qui ont tenu la distance. On veut progresser, comme on l'a fait avec Steph (D'Urbano) et Landry (Ndzana) nos anciens entraîneurs, chaque année. Pendant trois ans, on a terminé dans les cinq premiers. On veut faire mieux, être en haut du classement."

"Le PSG ou l'OL, ça attire toujours du monde"

Votre effectif a beaucoup changé. Que diriez-vous pour présenter les nouveaux venus ?

"Il y a notre avant-centre Arnold Lemb que l'on appelle l'arbre ou l'acacia parce que c'est un roc et qu'il est difficile de lui prendre le ballon. Sur les côtés on a beaucoup de vitesse entre Djabour et M'Madi qui sont des feux follets. Au milieu, on a Max Blanc que l'on appelle le génie, en tant que numéro six c'est un régal de jouer derrière un numéro dix de cette catégorie : il sait prendre les espaces et se démarquer. Au milieu il y a aussi Edwin (Quarshie) qui est très à l'aise techniquement mais qui ne doit pas trop prendre de risques. Derrière avec Lacour et Josse c'est solide aussi. Il ne faut pas oublier ceux qui sont restés. Julien Perrin, avec peu de temps de jeu a marqué pendant la reprise, Yan Bénédick est en phase de reprise et va nous apporter sa percussion. On ne peut tirer que du positif de la phase de préparation, malheureusement ça ne veut pas dire grand-chose par rapport au championnat car il n'y a pas cette pression du résultat. La clé ce sera de voir comment on va gérer nos mauvaises périodes tout en restant humbles dans nos bons passages. On a hâte de voir ça, de commencer. Il va y avoir de belles affiches avec le PSG ou l'OL, ça attire toujours du monde en plus de nos derbys."

Le mot derby avec Saint-Priest, l'OL et Chasselay va souvent revenir…

"J'ai hâte de jouer contre mon pote Thomas Antoinat à Chasselay (rire) ! Dans l'ensemble, le mot derby a beaucoup changé. Il y a tellement de joueurs qui naviguent d'un club à l'autre que ces rencontres sont moins violentes. Ça reste un match à ne pas perdre pour nos supporters."

On a vécu un été un peu dingue en Ligue 1 au PSG avec l'arrivée de Neymar. Ça renvoie, à votre échelle, à la possibilité de faire un beau parcours en coupe de France pour pouvoir approcher ce monde-là. Vous y pensez un peu en National 2 ?

"Avant de démarrer la saison, on ne se dit pas ça. On n'est pas du tout projeté sur la coupe de France. Mais quand on voit les sommes dépensées et la façon dont ces équipes se renforcent, on se dit que les affronter peut être une expérience extraordinaire."

Débuter votre saison à Schiltigheim aura quelle valeur ?

"On part un peu dans l'inconnu. C'est une équipe qui reste sur une dynamique de montée avec en mémoire beaucoup de victoires l'an dernier. Il reste une appréhension liée à la découverte du niveau supérieur. Ce sera à nous d'en profiter."

Retrouver le brassard de capitaine, est-ce anecdotique ?

"C'est anecdotique et important à la fois. J'ai toujours aimé l'avoir. J'ai besoin d'être utile dans un groupe. Ça prouve la confiance du coach. Peut-être que pour lui il était important de confier le brassard à un ancien du club. Mais au final, ça ne veut pas dire grand-chose, il va falloir faire attention aux mots sortis aux arbitres (rire). Mais dans ce registre, Lacour est pas mal non plus (rire) ! Et puis avec un peu de chance, sur la feuille de match ils peuvent me confondre avec Maxime Josse (rire)…" 

Ralph NEPLAZ
Correspondant local de presse



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