Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

Football/National 2 : le FCVB perd la première bataille…

le - - Football

Football/National 2 : le FCVB perd la première bataille…
FRANCK CHAPOLARD - Mambu a joué de déveine avec un but contre son camp (0-2, 56e) qui est une cruauté pour son talent.

Dans la course pour la montée qui l'oppose à Andrézieux et Annecy, Le FC Villefranche-Beaujolais surpris par Epinal (0-3) à domicile a laissé passer une belle occasion de marquer son territoire. Mais à cinq journées, avec cinq points de retard sur Andrézieux le leader, rien n'est perdu.

Samedi 7 avril, 25ème journée de National 2, poule B au stade Armand Chouffet, Epinal bat le FC Villefranche-Beaujolais bat AS Saint-Priest 3-0 (0-0). Buts : Konte (52e),M'Mambu (56e csc), Kodija (74e sur penalty) pour Epinal. Arbitrage de M. Marc Bollengier. Composition du FCVB : Philippon – Ertel (Djabour, 68e), Camelo, Lacour, Belkorchia – Quarshie (Bulur, 80e), Mambu, Jasse, Blanc – M'Madi (Benedick, 72e), Lemb. Entraîneur : Alain Pochat.

Les vérités d'un jour sont parfois comme la météo d'avril, tellement peu stables. Le FC Villefranche libéré de la semaine dernière qui avait fait valser Saint-Priest (4-0) au bout d'une démonstration collective de belle facture, s'est fait piéger par Epinal, adversaire hautement plus expérimenté dans l'art de faire déjouer une équipe caladoise sans réussite en première période avant de subir le réalisme spinalien comme une fatalité.

Le match

Sur quoi se joue le basculement d'une rencontre à ne pas perdre ? A une infime part de chance, à un poteau récalcitrant le jour où justement tout se tient sur un fil, à ces détails qui ne tombent pas du bon côté. Avec des si, on pourrait refaire bien des matches. Alors, allons-y ! On prendra peu de risques de dénaturer la physionomie d'une rencontre au dénouement si cruel pour Villefranche. Si le coup-franc de Maxime Blanc ne s'était pas écrasé sur le poteau (10e) du portier spinalien, Olivier Robin, la suite n'aurait pas été du même tonneau. Car ce fut là, un des moments phares d'un match que les Caladois ont pourtant pris par le bon bout. C'était tôt. Et cela aurait dû changer le cours de l'histoire qui ce soir épouse les contours des regrets pas encore définitifs. Car ensuite, rien ne fut comme d'ordinaire dans le jeu habituellement si fluide du FCVB. Il y eut, par intermittence quelques éclairs (Lemb à la 25e, Quarshie et M'Madi à la 44e) mais le sens de ce duel indiquait, au bout de cette première période, que l'équipe qui défendait le mieux, Epinal, aurait des cartouches pour s'emparer du gain du match. Si la tactique d'Epinal fut minimaliste (on gère avec malice le temps qui passe en sa faveur, on imprime une dimension physique supplémentaire dans les zones à risques), elle eut aussi comme appuis le jour sans des hommes forts beaujolais (Lemb, Blanc et M'Madi devant, Quarshie au milieu). Alors Epinal a fait mal en trois temps significatifs. Konte, esseulé dans la surface de Philippon, a ouvert la marque (1-0, 52e). Mambu a joué de déveine avec un but contre son camp (0-2, 56e) qui est une cruauté pour son talent. Et comme si cela ne suffisait pas, le capitaine Jasse qui avait le bras collé à son corps, a vu l'arbitre choisir le pénalty pour une main litigieuse, là où beaucoup de ses collègues auraient peut-être laissé jouer… (0-3, Kodija sur penalty). Il y a des soirs où rien ne tourne rond. Annecy tenu en échecs par Jura-Sud (1-1) est toujours second. Andrézieux vainqueurs dans les arrêts de jeu (2-3) à Saint-Louis tient la tête du championnat avec cinq points d'avance sur le FCVB. A cinq journées de la fin cependant, personne ne peut lire la suite de l'histoire pour la montée en National 1. Mais les Caladois ont perdu ce soir une première bataille…

Le fait du match

Il est à mettre sur la dimension physique, ou dit autrement la roublardise par lesquelles Les Spinaliens ont piégé le FCVB. Un jeu typiquement de National 1 pour une équipe qui y était encore il y a un an. C'est cette expérience-là qui a fait défaut aux joueurs d'Alain Pochat. Une réalité qu'il ne faut surtout pas agiter avec légèreté : cette équipe beaujolaise boucle sa première saison de vécu collectif. Le mental, au pied du mur, se puise souvent dans les désillusions surmontées auparavant pour grandir. Peut-être que Villefranche en est là. Peut-être que l'on se trompe. On ne sait jamais rien de l'avenir. On sait juste qu'il reste toujours des raisons de se relever quand on tombe, le mauvais jour.

Le joueur

Quand le talent de ceux qui ont porté tous les espoirs jusqu'ici s'éteint un peu, il reste les tauliers pour ne pas courber l'échine. Aujourd'hui, au milieu du jeu caladois sans étincelles, la rigueur du capitaine Maxime Jasse a symbolisé le refus de la défaite. Et si elle est survenue, Jasse n'aura eu de cesse d'haranguer ses coéquipiers tout au long d'une seconde période remplie d'épines.

Ralph Neplaz

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Patriote Beaujolais Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide