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Il privilégiait le bien-être de ses animaux plutôt que la conformité des installations

le - - Faits divers / Justice

Il privilégiait le bien-être de ses animaux plutôt que la conformité des installations
Jacqueline FABRE - Affaire familiale, le chenil existe depuis 1974.

Malgré ses convictions, le gérant du chenil a dû se plier à la législation.

Mardi dernier, devant le tribunal de grande instance de Villefranche, c'est le gérant d'un chenil bien connu dans la région et situé à Saint-Georges-de-Reneins qui comparaissait pour différentes infractions.

En 2014, lors d'un contrôle de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations), il avait été demandé au propriétaire de faire des aménagements nécessaires concernant les boxes des animaux. En effet, ceux-ci dont le sol était recouvert de graviers auraient dû être bétonnés afin qu'ils soient aux normes. "Quand il y a la volonté de se mettre en conformité, on laisse du temps, on discute d'un échéancier pour résoudre le problème", explique la représentante de la DDPP. Mais en mars 2016, un procès-verbal est dressé car la mise aux normes n'est toujours pas effective.

Puis le 8 décembre 2016, selon les ordres de son patron, joint au téléphone car absent ce jour-là, l'employée du chenil refuse l'accès des installations aux agents voulant effectuer un contrôle inopiné, ainsi qu'aux gendarmes venus en renfort. "Les contrôles peuvent être faits aux heures d'ouverture des sociétés, le gérant étant présent ou pas !", précise l'agent de la DDPP.

"LE BÉTON N'EST PAS BON POUR LE BIEN-ETRE ANIMAL"

"Vous ne pensez pas qu'il aurait été plus simple de vous mettre aux normes de suite. Il vous a fallu deux ans pour commencer les travaux… Pourquoi vous être opposé comme ça ?", questionne la juge Aurore Jullien-Vernotte.

"Je sais, j'ai fait une erreur ! J'étais persuadé que bétonner n'était pas dans l'intérêt du bien-être animal, se justifie le prévenu M.F. L'humidité n'est pas bonne pour les animaux, le béton c'est chaud l'été et froid l'hiver…" "Lors de votre audition vous n'avez jamais parlé de bien-être animal !", lui rétorque-t-elle.

Aujourd'hui, sur les 180 boxes 137 sont en conformité, ce qui incite le procureur à demander un ajournement : "Il y a une vraie évolution sur son positionnement. Il a compris qu'il devait respecter la réglementation et les travaux ont été mis en route".

Pour la défense, Me Pinet évoque l'attention que M.F. porte à ses chiens : "Il vit 24 h/24 avec eux, il en prend soin et il n'a pas compris qu'on lui dise qu'il les maltraitait. Il a donc fait sa mauvaise tête !". Quant à l'employée ayant refusé l'accès du chenil, "elle était prise entre deux feux : ses obligations envers son employeur et la demande des agents contrôleurs et des gendarmes".

Avançant le fait que M.F. a déjà mis en conformité une bonne partie de ses installations, mis en place une micro-station pour traiter les déjections canines, qu'il a pris le problème à bras le corps, l'avocate plaide pour qu'on lui autorise un dernier délai et demande l'ajournement.

Après délibération, le tribunal accède à la demande d'ajournement avec renvoi au 3 avril 2018 avec preuve de la réalisation de l'intégralité des travaux.

Jacqueline FABRE




Jacqueline FABRE
Journaliste

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