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La Quarantaine : un écoquartier ouvert sur la ville

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La Quarantaine : un écoquartier ouvert sur la ville
(D.R.)

Les pelleteuses ont bien avancé sur le site des anciennes usines Marduel, rue de la Quarantaine.

La réalisation du futur écoquartier est lancée. "On a acquis environ 50?% des terrains, explique Thomas Ravier, adjoint au maire en charge du dossier, l'ancienne usine est aujourd'hui démolie, le site ERDF-GRDF est en cours de déménagement, les bureaux vont aller boulevard Louis-Blanc et les services techniques dans la zone d'Epinay."
Va rapidement venir le temps de faire également tomber ses locaux et d'entamer la dépollution du site afin de pouvoir entamer la réalisation de la première phase des travaux de construction de l'écoquartier, après des fouilles archéologiques préventives qui devraient être conduites pendant l'été. "Nous sommes actuellement en train de finaliser les discussions et la contractualisation avec les organismes et promoteurs, poursuit l'adjoint, tout devrait être signé dans les trois mois." Cette première phase va comporter un certain nombre de réalisations touchant à différents domaines. Le très attendu multiplexe, l'Arlésienne de Villefranche depuis maintenant de nombreuses années, va sortir de terre rue de la Quarantaine, derrière la façade en pierres dorées de l'ancienne usine Marduel qui a été conservée. Le promoteur de cette opération, GCC Apodis, aura également en charge la réalisation, toujours dans cette première phase, du parking en silo sur la rue Monplaisir, des commerces en plein cœur du futur quartier en perpendiculaire de la rue de la Quarantaine, des premiers immeubles d'habitation le long du silo, mais aussi de la résidence seniors. "CGR (le conducteur du projet de multiplexe) prévoit une ouverture en 2017, ajoute Thomas Ravier, avec un premier parking provisoire avant la mise en service du parking en silo." Car c'est bien en terme d'années qu'il faut envisager le développement de l'écoquartier. D'autres phases viendront ensuite compléter les constructions lancées initialement : des logements - dont environ 20?% dits sociaux - portant ainsi à 500 leur nombre sur l'ensemble de l'opération. "500?logements sur douze ans, ce n'est pas beaucoup."

Un parc d'un hectare

Un des autres aspects importants du projet, en plein cœur des futures constructions, est la création d'un parc de plus d'un hectare, qui deviendra le plus grand de la commune. Un endroit que Thomas Ravier envisage non seulement comme le poumon vert du quartier, mais aussi comme une opportunité, en y proposant des animations culturelles, des expositions artistiques… Depuis la décision de la municipalité, il y a plusieurs années maintenant, de réaliser un écoquartier à la Quarantaine, il aura fait couler beaucoup d'encre et généré de nombreux débats. Alors que les travaux ont maintenant avancé, même si le consensus n'est toujours pas atteint dans la population, Thomas Ravier entend rassembler les Caladois autour du projet. De nombreux aspects ont déjà été discutés, notamment les énergies qui seront utilisées sur les constructions et qui font partie du cahier des charges d'un écoquartier, mais aussi l'aspect économique que l'adjoint au maire estime indispensable sur l'opération. "Le silo pourrait servir aussi de parking pour le centre-ville, et au sein du quartier, on pourrait envisager de développer l'économie sociale et solidaire, des espaces de travail partagés. En outre, l'écoquartier va se trouver à proximité des principaux lieux culturels de la commune, et sur des cheminements logiques entre les différents quartiers de la ville qui abrite bâtiments sportifs, lieux de vie." Cette façon d'envisager l'avenir de la commune en réservant une place de choix à l'écoquartier, à deux pas de la nef, Thomas Ravier entend la partager avec un maximum d'intervenants. "J'imagine la création d'ateliers urbains et citoyens dans lesquels pourraient s'investir les acteurs de la vie caladoise. Au mois d'avril, nous allons lancer une réunion de concertation avec, pourquoi pas, l'appui d'un cabinet de proximité." Des idées, proposées par la population, ont déjà été retenues comme la création de jardins éphémères, mais l'élu entend encore élargir la réflexion, pour faire de la Quarantaine un nœud stratégique, au cœur de parcours de vie et de promenade dans la commune, pour renforcer le centre-ville.




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