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Villefranche : un incendie détruit huit logements

le - - VILLEFRANCHE - Dans mon quartier

Villefranche : un incendie détruit huit logements
A Belleroche, dans la nuit du 16 au 17 août, un violent incendie a ravagé huit appartements dans l'immeuble du 224 rue Hélène-Boucher. Tout le quartier est sous le choc.

Il était un peu moins de 2 h du matin, dans la nuit de dimanche à lundi.

Sébastien Brosse, qui habite au 4e étage de l'immeuble au 224 de la rue Hélène-Boucher, ne dormait pas encore quand il a entendu des cris. "J'ai d'abord cru à une dispute, commente-t-il, quand j'ai compris que c'était autre chose, et j'ai vu la fumée". Les sapeurs-pompiers arrivent sur les lieux peu après 2 h 15. "Je suis resté chez moi, poursuit Sébastien, mon paillasson bloquait le passage des fumées sous la porte. Les pompiers ont frappé à ma porte pour me faire évacuer, j'ai juste pris le temps d'enfiler un jogging et je suis descendu. On est restés en bas de l'immeuble jusqu'à environ 5?h". Didier Barry, adjoint de permanence et Bernard Perrut, arrivés sur place aux environs de 6 h, ont fait ouvrir le gymnase Jean-Bonthoux?; le bailleur social de l'immeuble, HBVS, et les élus y ont mis en place un accueil des familles, proposant ainsi un coin pour se reposer et de la nourriture pour se restaurer. L'immeuble a été sécurisé et les premières mesures de relogement se sont mises en place pour tous ceux qui ne pourront regagner leur habitation dans la journée. Le sous-préfet et le commissaire de police se sont également rendus sur les lieux de l'incendie dans la matinée. L'émotion est vive : trente personnes ont été évacuées par les sapeurs-pompiers, vingt-trois ont été transportées à l'hôpital en urgence relative, sans blessure grave et sept familles ont été relogées. Mais il suffit de poser les yeux sur la façade de l'immeuble pour se rendre compte que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd : huit appartements ont été entièrement ravagés par les flammes.

Un feu d'origine encore inconnue

Le sinistre trouverait son origine dans un tas d'encombrants stockés en bas de l'immeuble, suite à un déménagement qui aurait eu lieu dans la journée du dimanche. Le feu serait parti d'un canapé abandonné là, avant d'atteindre une logette gaz et de s'étendre à toute la façade, enflammant le matériau d'isolation extérieure. Quant aux causes de départ du feu, les spéculations allaient bon train ; les plus optimistes misent sur un mégot jeté sans arrière-pensée et qui aurait embrasé le canapé. Mais les langues se déliaient peu à peu, tandis que les badauds mesuraient l'ampleur de ce qu'aurait pu être le drame. "Ça brûle sans arrêt dans le quartier, lance un habitant du plateau de Belleroche, il y a des gamins qui traînent dans la rue sans rien faire jusque tard dans la nuit, ils n'ont rien à faire dehors, certains s'amusent avec du feu". D'autres évoquent le sort de la maison de quartier, toujours fermée suite à l'incendie qui l'a ravagée. "On en arrive à souhaiter qu'on nous installe de la vidéosurveillance, expose un autre, ça va peut-être en calmer". Même Sébastien n'est pas certain que le départ de feu soit réellement accidentel : "Lorsque qu'HBVS a sécurisé l'entrée de l'immeuble, ça a énervé les jeunes qui avant allaient et venaient comme ils voulaient, ça ne m'étonnerait pas que ce soit une vengeance". Les opérations de relogement ont commencé dès le jour du sinistre. "Sur les 40?logements, 32 sont habitables, commente Stéphanie Gauthier, directrice générale d'HBVS, ils pourront être réintégrés par leurs occupants dès que l'entreprise et notre équipe auront complètement nettoyé les parties communes et que les portes des logements ouvertes par les pompiers auront été refermées. Mais nous avons eu le feu vert du SDMIS dès lundi quant à la stabilité et à la structure de l'immeuble". Leur hébergement en urgence a été assuré jusqu'à ce jour dans leurs familles ou à l'hôtel. "Les familles qui occupaient les logements touchés par le feu sont reçues par nos services être relogées". Concernant les causes réelles de l'incendie, elles restaient encore inconnues au moment où nous imprimions, dans l'attente du rapport des enquêteurs.

HBVS se veut rassurant

A Belleroche, les locataires des 40 logements du bâtiment sinistré (224 rue Hélène-Boucher) ont donc rapidement été pris en charge par HBVS, et la directrice générale, Stéphanie Gauthier, tenait à les féliciter pour leur "solidarité exemplaire".

Le gros travail effectué par le bailleur a permis de trouver une solution d'hébergement pour chacun des habitants. De plus, Mme Gauthier se voulait rassurante : "On a été rassuré par le Service départemental incendie et de secours (SDIS) car le bâtiment est sain et la structure intacte".

Revenant sur l'origine de l'incendie, elle insiste sur un fait?: "Un de nos combats quotidiens est l'affichage et le rappel à l'ordre", et déplore, à bon escient, que "certaines personnes n'utilisent pas le ramassage des encombrants". Aujourd'hui, l'on insiste sur la sécurité et la directrice d'HBVS souligne?: "Une société est chargée de sécuriser les 40?logements et 2?gardiens de nuit veillent au pied de l'immeuble".

Enfin, les 95 locataires touchés par ce drame peuvent être assurés que tous les moyens seront mis en œuvre par le bailleur, la mairie et les associations pour garantir leur sécurité ainsi qu'un minimum de bien-être !

Fabrice Petit
et Riad Benkouider

Correspondants locaux de presse



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