AccueilACTUALITESManifestation contre la réforme des retraites : "La crainte, c'est la montée de la colère"
Villefranche-sur-Saône

Manifestation contre la réforme des retraites : "La crainte, c'est la montée de la colère"

La manifestation de ce mardi après-midi à Villefranche qui a réuni 120 personnes a été l'occasion de revenir sur les dernières actualités suivant le rejet des motions de censure déposées par le Rassemblement national et le groupe LIOT hier soir.
120 manifestants dans les rues de Villefranche ce mardi après-midi.
©Louis Servonnat - 120 manifestants dans les rues de Villefranche ce mardi après-midi.

ACTUALITES Publié le , Louis SERVONNAT

"La CGT ne mènera pas d'action violente". Michel Bulinge, militant depuis de nombreuses années, est très clair. Pour lui, il n'est pas question d'en arriver à un stade de violence comme à Lyon ou à Paris suite au rejet des motions de censure contre le texte de loi pour la réforme des retraites.

Pourtant, la CGT comme le Parti communiste français (PCF) imagine des scénarios qui pourraient s'amplifier. Législativement, Etienne Allombert, secrétaire de section du PCF à Villefranche, semble confiant sur la procédure de référendum d'initiative partagée. Pour lui, l'utilisation de l'article 49.3 et les neuf voix manquantes en faveur des motions de censure "cristallisent une crise politique et un système fragile".

Perte de confiance envers les élus

Plus nuancés, Séverine Vuillaumier et Didier Millaud, membres de la Fédération syndicale unitaire, déplorent plutôt une perte de confiance envers les élus : "le Gouvernement ne s'appuie pas sur la diversité d'opinion au sein de l'Assemblée nationale. Nous voulons un débat de fond".

©Louis Servonnat - Parmi les manifestants, beaucoup de la CGT.

Si le calme est voulu par tous, pour Didier Millaud, "la crainte, c'est la montée de la colère qui pourrait desservir les contestations". Une colère qui est "grandissante" selon Laeticia Houssaye qui estime que "les travailleurs des services publics ont entre leurs mains le rapport de force pour faire bouger les choses". Pour le PCF et la CGT, les coupures de courants, ciblant majoritairement des "lieux de pouvoirs" et les pénuries impacteront, par effet de dominos, la vie quotidienne, mais devront être comprises comme "des dommages collatéraux".

Un faible espoir à l'approche du discours d'Emmanuel Macron

"Je suis curieux, mais je n'attends pas grand-chose. J'aimerais savoir comment il va justifier son projet", se questionne Michel Bulinge "Au péage, on ressentait un rejet du président". Un avis partagé par Didier Sol qui s'interroge déjà sur son vote pour les élections présidentielles de 2027.

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